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Huiles estérifiées en cosmétique naturelle : le grand débat !


La question des huiles estérifiées en cosmétique fait partie des éternels débats qui animent très souvent les formulateurs d'une part et les décideurs des labels bio d'autre part.


Certains labels bio les autorisent sans restriction, d'autres mettent des restrictions quant à leur dosage, en définitive, tout le monde a son idée bien arrêtée sur le réel intérêt des huiles estérifiées en cosmétique naturelle. Nous parlons bien de cosmétique naturelle, puisque du côté de la cosmétique conventionnelle, on a rarement recours aux huiles estérifiées, on reste plutôt sur les silicones et huiles minérales.

 

Que sont les huiles estérifiées ?

Les huiles estérifiées sont issues d'huile végétale, de l'huile végétale de coco exactement. Mettons tout de suite 2 choses au clair :

  • Je lis ici et là que les huiles estérifiées proviennent majoritairement de l'huile de palme, ce qui est complètement faux. Elles proviennent quasiment toutes de l'acide caprylique présent dans l'huile de coco. Si on en extrait vraisemblablement certaines de l'huile de palme (Ethylhexyl Palmitate par exemple), ce n'est pas le cas de la majorité d'entre elles. Elles peuvent et sont souvent extraites de l'huile de coco. Il suffit de lire la fiche de données du fabricant pour s'en assurer. Encore faut-il acheter ses ingrédients soi-même pour avoir accès à ces fiches...

Simplement parce que le rendement de l'huile de coco en acide caprylique est bien plus intéressant que celui de l'huile de palme d'une part, et parce que l'huile de coco est plus simple à utiliser pour l'estérification que l'huile de palme. Je ne connais personnellement aucun fabricant qui fabrique une huile estérifiée à partir d'huile de palme sans le mentionner, il est donc simple de s'en assurer.

  • J'ai déjà lu également que les huiles estérifiées sont souvent utilisées en raison de leur faible coût, cela est encore une fois faux. Tout comme certaines huiles végétales sont peu chères et d'autres hors de prix, il en va de même pour les huiles estérifiées. S'il existe des huiles estérifiées bon marché comme l'Ethylhexyl Palmitate ou l'Ethylhexyl hydroxystearate -elles sont souvent d'ailleurs utilisées par des marques de cosmétique conventionnelle-,  la plupart de celles qui sont utilisées en cosmétique naturelle et bio ne sont pas bon marché. Le Caprylic capric/tryglycéride par exemple, vaut le prix d'une huile végétale bio de tournesol. D'autres plus "techniques" comme le Coco Caprylate, l'Isoamyl laurate ou le Dicaprylyl carbonate coûtent  4 à 5 fois plus cher qu'une huile végétale pure bio type tournesol ou Carthame.

Sachez donc une fois pour toutes qu'à moins d'une volonté consciente de la part de la marque, vous trouverez rarement une huile estérifiée issue de l'huile de palme aujourd'hui. Sachez également qu'elles ne sont quasiment jamais utilisées en raison d'un faible coût comme c'est le cas pour les huiles minérales, puisqu'elles coûtent autant sinon bien plus cher que les huiles végétales pures.

Ce sont des huiles synthétiques, puisqu'elles ne sont pas issues directement de la pression de graines/pulpe comme les huiles végétales. Pour faire simple, l'estérification consiste à sélectionner des parties spécifiques de l'huile de coco, parfois à les combiner ensemble pour créer un nouvel ingrédient, avec de nouvelle propriétés.

Les huiles estérifiées sont en général plus fluides, plus légères et bien plus pénétrantes que les huiles végétales pures.

Leurs propriétés se définissent aussi par leur vitesse d'étalement (spreading value) : 600mm²/10mn  environ pour le Caprylic capric/tryglycéride, jusqu'à 1600mm²/10mn pour le Dicaprylyl carbonate. D'ailleurs, je précise que souvent, les plus chères sont celles dont la vitesse d'étalement est la plus élevée.

Elles sont systématiquement utilisées dans des produits de type "huile sèche", car elles s'étalent, pénètrent et donnent un fini velouté non gras, au contraire d'une huile végétale pure.

On les reconnait aux noms Caprylic/Capric Triglyceride, Coco Caprylate, Dicaprylyl ether, Isoamyl laurate, Dicaprylyl carbonate, Oleyl Linoleate ou encore Coconut alkanes.

Quelles sont leurs propriétés ?

Comme tous les corps gras, ce sont des émollients (assouplissent la peau/les cheveux). Ce sont également des véhicules/solvants très efficaces pour certains actifs liposolubles, des favorisateurs d'étalement et de pénétration et des agents de brillance.

Que leur reproche t-on ?

Au niveau de l'impact écologique, les huiles estérifiées sont absolument irréprochables. Elle sont issues de l'huile de coco, leur méthode d'obtention n'est aucunement polluante et enfin, elles sont parfaitement biodégradables, au même titre que n'importe quelle huile végétale pure.

Au niveau de l'innocuité également, patte blanche pour les huiles estérifiées, qui ne sont ni occlusives (comme les silicones ou les huiles minérales), ni comédogènes (au contraire de certaines huiles végétales), ni irritantes, ni toxiques.

Ainsi leur innocuité ou leur impact écologique n'est aucunement remis en cause, les huiles estérifiées ne sont d'ailleurs jamais remise elles-mêmes en cause.

La question qui se pose est plutôt celle de leur place par rapport aux huiles végétales pures : "Leur utilisation doit-elle être restreinte pour laisser la place majoritaire aux huiles végétales pures ?"

Des interrogations qui recouvrent toutes une même crainte : Celle de voir les huiles végétales pures complètement abandonnées par des fabricants pour n'utiliser que des huiles estérifiées.

Ainsi, certains détracteurs avancent l'argument que les huiles estérifiées ne devraient pas du tout être utilisées, et prônent l'utilisation exclusive d'huiles végétales pures. D'autres souhaitent que les huiles estérifiées soient limitées dans les formules, par exemple à hauteur de 15% maximum. Enfin, certains labels exigent une concentration en huile végétale telle que les huiles estérifiées ne peuvent se retrouver que de façon très minoritaire.

Qu'en est-il réellement ?

Il est évident qu'une huile végétale pure aura des propriétés que n'ont pas les huiles estérifiées (vitamines, insaponifiables notamment).

Cette réalité est à remettre en perspective, car on sait parfaitement par exemple, que d'une huile végétale à une autre, les taux de vitamines, insaponifiables ou d'acides gras varient du simple au quadruple.

Un formulateur consciencieux et compétent qui recherche par exemple un fort taux d'insaponifiable dans sa formule utilisera de l'huile de jojoba (environ 50% d'insaponifiables) plutôt que du beurre de cacao (1 à 5% d'insaponifiables). A contrario, il utilisera du beurre de cacao pour avoir de l'acide stéarique, plutôt que de l'huile de jojoba, etc...

De fait, une huile estérifiée n'a pas vocation à remplacer une huile végétale. Comparer une huile végétale à une huile estérifiée n'a pas plus de sens que de comparer du lait de vache à du lait de soja. Ce sont 2 produits complètement différents, dans leurs propriétés, leur sensorialité et bien sûr leur composition.

Pourquoi nous utilisons des huiles estérifiées dans nos formules ?

2 des produits Denovo contiennent des huiles estérifiées en première position de l'INCI : Le Cérat fondant et l'Oléo silk, respectivement du Caprylic/Capric triglycéride et de l'Isoamyl laurate.

Je vais vous dire pourquoi, et en connaissance de cause, puisque d'une part j'ai entièrement créé les formules de ces produits et d'autre part, j'achète personnellement directement au fabricant tous les ingrédients de ces formules.

De fait, on oublie tout de suite les considérations de prix de revient qu'on peut avancer, puisque ce sont en l'occurrence les 2 produits qui reviennent le plus cher à produire, en raison principalement de ces huiles estérifiées. On oublie également les considérations de formules "vides", puisque dans ces 2 produits, les huiles végétales pures (Sésame, macadamia et soja) sont largement utilisées pour leurs propriétés respectives (en moyenne à hauteur de 35% sur les 2 produits).

Les raisons à l'utilisation d'huiles estérifiées dans ces formules suivent une logique d'adéquation et d'équilibre de formulation :

Cérat fondant : utilisation de l'huile estérifiée Caprylic/capric triglycéride au lieu de l'huile de coco pure.

  • Le Cérat fondant est un produit destiné à renforcer la tige capillaire et à la protéger quand elle est abîmée ou cassante. J'ai donc voulu partir sur une base d'huile de coco, notamment en raison de la présence de triglycérides à chaîne moyenne, actifs sur la cuticule.
  • Les triglycérides contenus dans cette huile estérifiée qu'est le Caprylic/capric triglycéride sont en effet uniques en leur genre : ce sont des triglycérides à chaîne moyenne (TCM), des corps gras particuliers qui ont la faculté de pénétrer le cortex (la cuticule) des cheveux. Vous avez peut-être lu ici et là que l'huile de coco est la seule huile végétale capable de pénétrer la cuticule. Cela est vrai à moitié, puisqu'en réalité ce sont uniquement ces triglycérides à chaîne moyenne qui pénètrent, et non pas l'huile de coco pure entière. Les autre acides gras (acide laurique principalement) eux, ne pénètrent pas. C'est la raison pour laquelle j'ai préféré utiliser directement cette fraction de l'huile de coco plutôt que l'huile de coco pure.
  • Ensuite, j'ai voulu éviter l'huile de coco pure, parce que déjà personnellement, ce n'est pas une huile qui convient à mes cheveux. D'ailleurs, si vous regardez autour de vous, vous remarquerez que bien des cheveux secs, en particulier quand ils sont bouclés / frisés ou crépus n'aiment pas l'huile de coco pure en grande quantité (ou même le lait de coco qui en contient). La raison est que c'est une huile qui contient un fort taux d'acide laurique, qui est un acide gras bénéfique, mais qui peut parfois assécher quand il est utilisé au delà d'un certain pourcentage et de façon régulière. Cet effet dépend du type de cheveux bien entendu, mais sachez qu'il y a de fait plus de cheveux qui ne réagissent pas bien à l'huile de coco pure que le contraire.

Eviter un acide gras (acide laurique) potentiellement asséchant à forte dose et utiliser une fraction active plutôt que l'huile entière, voici les raisons de la présence de cette huile estérifiée dans la formule du Cérat fondant. Du reste, pour ce qui est de l'effet revitalisant grâce à l'huile de sésame, elle est bien présente pour avoir l'effet escompté de ce point de vue.

Pour tout vous dire, utiliser de l'huile de coco pure reviendrait même moins cher et n'aurait pas forcément un effet plus gras dans cette formule (d'ailleurs j'ai fais des essais aussi avec de l'huile de coco pure dans un premier temps).

Mais la formule ne serait plus du tout la même et n'aurait sans doute pas les même effets, pour les raisons citées plus haut.

Oléo silk : utilisation de l'huile estérifiée Isoamyl laurate au lieu d'une huile végétale pure.

  • L'Oléo silk n'est pas un simple mélange parfumé d'huile végétales. C'est un complexe relipidant, parce qu'il contient en plus des huiles de sésame, de macadamia et de soja, des phospholipides, glycolipides et sterols à plus de 12%. C'est en cela que ses effets relipidant, lissant ou adoucissant sont supérieurs à ceux d'une simple huile végétale, seule ou en mélange avec d'autres.
  • Ces phospholipides, glycolipides et sterols qui son présents à plus de 10% de la formule, ont besoin pour être actifs, d'être parfaitement solubilisés dans un solvant huileux particulier. Ainsi ils n'atteignent pas le maximum de leur action dans une simple huile végétale, alors qu'ils sont particulièrement actifs dans l'huile estérifiée qu'est l'isoamyl laurate. Pas dans du Caprylic/capric triglycéride, pas dans du Coco caprylate, mais bien dans de l'Isoamyl laurate.
  • Enfin, l'Isoamyl laurate présente également les propriétés bénéfique de l'acide laurique (effet lissant, brillance et douceur) sans basculer du côté asséchant de ce dernier.

Atteindre le maximum d'efficacité dans un produit, voila la raison de l'utilisation de l'huile estérifiée Isoamyl laurate dans la formule de l'oléo silk. Pour ce qui concerne les huiles végétales pures (sésame et macadamia notamment), elles sont présentes à plus de 25% (soit 1/4 de la formule), une formule qui laisse donc bel et bien une part belle aux huile végétales pures. Des huiles végatales dont l'action est d'ailleurs favorisée par la présence de l'isoamyl laurate (meilleure pénétration).

 

En définitive, l'utilisation des huiles estérifiées en cosmétique naturelle est à double tranchant.

Bien souvent, les formulateurs de cosmétique naturelle les utilisent pour obtenir des produits naturels qui équivalent les produits conventionnels en termes de sensorialité (effet non gras, bon étalement, pénétration rapide, absence de traces blanches à l'application). Ce sont ces caractéristiques qu'on retrouve souvent dans des crèmes à base d'huiles de silicone ou d'huiles minérales. Avec les huiles estérifiées, les formulateurs de cosmétique naturelle ont accès à ce panel de sensorialités qui jusque là n'étaient pas accessibles avec des formules naturelles. Exit les produits gras, collants, lourds, qui ne pénètrent pas, en remplaçant tout ou partie des huiles végétales pures par les huiles estérifiées.

Si c'est uniquement pour ces bénéfices là, on est en droit de critiquer la présence de ces huiles estérifiées dans les formules naturelles.

Quand les huiles estérifiées deviennent de simples excipients, servant à formuler vite fait un produit léger et pénétrant, quand ils sont utilisés uniquement dans le but de remplacer les huiles végétales pour se rapprocher de la cosmétique conventionnelle, quand on les utilise en ne gardant que 2 ou 5% de la formule en huiles végétales pures, c'est là une mauvaise raison à l'utilisation des huiles estérifiées.

Et on retrouve là tout ce qu'on reproche encore aujourd'hui à la cosmétique conventionnelle : une base à 90/95% vide, purement "texture" et des actifs insignifiants à 2/3% juste pour faire joli...

Et c'est en cela que je suis du côté des détracteurs qui s'insurgent contre le fait que les produits deviennent pour le coup "vides", dénués des bienfaits des huiles végétales.

Tout comme un formulateur de cosmétique naturelle ne devrait jamais employer un ingrédient uniquement par pur effet de mode, d'originalité ou de texture -ce qui est largement le cas dans la cosmétique conventionnelle-, tout ingrédient doit avoir une raison valable d'être dans un produit cosmétique.

De mon point de vue, et celà est un avis personnel de formulateur qu'on peut partager ou pas, les huiles estérifiées étant irréprochables d'un point de vue écologique et sanitaire, biocompatibles et possédant des qualités particulièrement interressantes, elles ont toute leur place en formulation naturelle.

Du moment que l'on prend la peine de créer des formules qui justifient leur utilisation et qu'on ne les utilise pas uniquement à des fins de texture et au détriment des huiles végétales pures, ce sont de formidables ingrédients dans le panel qui est offert aujourd'hui aux formulateurs de cosmétique naturelle.

Quand on y réflechit 2 minutes et même sans parler du côté pénible de la chose, est-il préférable d'utiliser une crème grasse et non pénétrante qui contient 30% d'huiles végétales pures, dont la majeure partie sera essuyée par les vêtements ou une crème avec 15% d'huiles végétales pures et 15% d'huile estérifiée qui pénètre en 2 minutes dans la peau,  avec bien plus de chance que ces huiles végétales y agissent ?

La réalité c'est qu'on ne peut pas formuler aveuglément en se disant : je mets le maximum d'huile végétale/extraits végétaux, au moins c'est plein de vitamines/minéraux, etc...  je suis sûr que ça agit. C'est en fonctionnant ainsi contre toute logique d'équilibre efficacité/plaisir, qu'aujourd'hui encore, certains qualifient les crèmes bio ou naturelles de "grasses", "pas sensorielles", "puantes", "lourdes", "comédogènes" et j'en passe...

Déjà parce que ça ne fonctionne pas comme ça, l'efficacité d'un produit dépend à environ 25% des actifs utilisés (donc des huiles végétales aussi), mais surtout à environ 75% de la base de la formule (donc des émulsifiants, solvants, humectants, etc...).

Une crème qui ne pénètre pas, s'étale mal, n'a pas les bons "véhicules" pour ses actifs, a peu de chance d'agir, quand bien même elle serait remplie d'actifs en tout genre. De même, on a moins envie de l'utiliser et de fait, on l'utilise moins souvent, à reculons, et il y a encore moins de chance que ça agisse. Le plaisir qu'on a à l'utilisation d'un produit fait partie intégrante de son efficacité !

Par ailleurs, s'il ne s'agissait que de mettre le maximum d'huile dans un produit, pourquoi formuler un produit compliqué, autant utiliser directement une huile végétale pure sur sa peau/ses cheveux, non ?

Voilà aussi pourquoi un INCI, même s'il est un bon repère pour l'aspect naturel, sanitaire ou écologique des ingrédients, dit finalement bien peu de choses sur l'efficacité ou la cohérence même d'une formule. Même bourré d'huiles/d'extraits de plantes en tout genre.

A bon entendeur...

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4 commentaires Laisser un commentaire
RépondreJean ETTÉ - 23/11/2017

Je ne peux m'empêcher de rédiger cette courte note pour témoigner de mon admiration. Vos qualités pédagogiques sont indéniables. C'est un (ex) enseignant-chercheur qui vous le dit. Vous êtes capable de rendre clair, compréhensible et accessible à tout public un débat qui pourrait se perdre dans l'insondable complexité d'arguments et d'analyses techniques parfaitement abscons pour le commun des mortels. À cela s'ajoute l'honnêteté et l'objectivité avec lesquelles vous posez votre argumentaire. Je ne suis pas chimiste, mais j'ai tout saisi, y compris, au-delà des propos techniques immédiats, les multiples et monumentaux enjeux, politiques, économiques, sociologiques, qui en constituent l'arrière-plan.
Respect.
RépondreNikolett Csiby - 22/06/2017

Je suis étudiante en chimie et je fabrique des produits cosmetiques naturels en meme temps. Merci d'avoir éclairci la nature de l'huiles estérifiée. Mon probleme est le meme , comment obtenir le " label bio" en utilisant de l'huile fractionnée?
RépondreBalland Fabrice - 22/05/2017

Oui merci beaucoup. Je n'ai pas autant de connaissance que vous mais je fût agréablement surpris et très heureux de trouver une personne qui pense comme moi.
J'utilise moi même de l'huile de coco fractionnée à hauteur de 25% et des huiles végétales entière (non raffinées) pour faire un savon.
Non seulement la coco fractionnée joue son rôle de pénétration mais en plus elle me permet d'avoir une huile avec un fort pouvoir moussant qui est liquide.
Avec elle j'ai élaboré ma méthode de fabrication sans rien chauffer. Après j'évite aussi une monté en température. Cela respecte au maximum les huiles et conserve mieux les principes actifs.
Cette méthode avec mes ingrédients je l'ai breveté et c'est maintenant reconnue en dermatologie par l'INPI.
Mais surtout j'ai créé un savon très apprécié pour lutter contre des problèmes de peau.
Donc je confirme ce que vous dite. Les huiles estérifiées sont très intéressante et elles permettent de rendre meilleurs les autres huiles. Elle ne doivent pas les remplacer mais elles les mettent en valeur. Nous devront chercher la qualité et la meilleure qualité c'est de trouver un équilibre entre ses 2 huiles.
Mon problème c'est d'obtenir une reconnaissance en bio...On me demande 95% d’ingrédient bio mais comme il n'y a pas d'huile de coco fractionnée bio je suis coincé. Pour eux il vaut mieux être bio et ne pas avoir d’efficacité que d'avoir une huile naturel estérifiée qui va mettre en valeur les huile bio !
RépondreMarion - 09/05/2017

Un énorme merci pour votre article, très clair, où j'ai appris beaucoup de choses !! :) J'ai adoré le lire. Marion
Votre commentaire a bien été posté, merci pour votre contribution !