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Parabens, silicones, sulfates : la partie visible de l’iceberg…[part 2]

 


Vue de la lorgnette du public, la vague anti parabens-silicones-sulfates a intronisé le pouvoir de décision du consommateur.

Initiée par les associations de consommateurs, véhiculée par les médias et reprise par le consommateur via des articles, des parutions, les réseaux sociaux, les communautés internet et les discussions du vendredi soir entre beauty addicts, la vague a déferlé sur le petit monde tranquille de la cosmétique, poussant les industriels à mettre ce "gros problème" à l'ordre du jour de toutes les réunions "prospectives".


 

Le consommateur ne veut plus de ces ingrédients, que fait-on ?

La traduction sur le marché en a été l'avènement de produits "sans", "sans", "sans" et "sans", à vous dégoûter littéralement du mot "sans" et surtout à se demander -avec raison- si vraiment, il reste encore quelque chose dans ces produits tellement les flacons sont bariolés de "sans" à outrance...
 
La vague est passée, balayant des gammes entières de produits contenant les méchants parabens, silicones et sulfates, créant des tas de nouveaux produits "sans", enfin libérés de ces ingrédients chimiques et nocifs.
 
Le match fut beau, le consommateur a démontré qu'au final, c'est lui qui choisit, lui qui a obligé les industriels à faire des réunions de crise à la chaîne, à se démener pour trouver des alternatives.
 
Tout sauf ces 3 ingrédients, débrouillez-vous, nous on en veut plus !
 
Quelques années plus tard, on peut faire un bilan et découvrir ce qu'il s'est passé du côté des industriels aussi bien en cosmétique naturelle et biologique qu'en cosmétique conventionnelle.
 
Par quoi les industriels ont-ils remplacé ces ingrédients ? leur innocuité et leur impact sur l'environnement sont-ils meilleurs que les ingrédients qu'ils ont remplacés ?
 
Du côté de la cosmétique biologique et naturelle, la vague a été moins violente, puisque les acteurs de ce secteur avaient depuis des années déjà, commencé à formuler avec des alternatives plus écologiques et plus saines.
 
On a cependant pu voir dans cet article, qu'aujourd'hui encore, l'utilisation d'ingrédients peu recommandables demeure aussi en cosmétique naturelle ou biologique.
 
Du côté de la cosmétique conventionnelle par contre, on a été un peu plus embêté, car il n'y avait pas réellement d'alternatives, personne ne s'étant jusque là, spontanément posé la question de la remise en cause de ces ingrédients.
On va ainsi voir que non seulement, l'industrie cosmétique conventionnelle ne s'est pas énormément trituré l'esprit pour trouver des alternatives valables, se contentant de "revisiter" des ingrédients souvent problématiques, mais qu'elle a en plus réussi la prouesse incroyable de trouver des équivalents tout aussi discutables voire bien souvent, encore pire que le trio parabens-silicones-sulfates.
 

Tour d'horizon !

Alternatives aux parabens

  • Le Methylisothiazolinone (MIT) -qui existe depuis plus de 30 ans, soit dit en passant- a été ressorti par les industriels, qui, pris d'un élan d'enthousiasme totalement inconscient, en ont augmenté délibérément les doses recommandées, ceci sans nouvelles études sur ses effets !

Cet ingrédient fortement allergisant est responsable d'un nombre croissant de dermatoses d'origine allergique, tels l'eczéma, le psoriasis et autres dermatites atopiques. Malgré ces inconvénients majeurs, on le retrouve très souvent dans des produits nettoyants sans rinçage à destination des nourrissons (lingettes imprégnées). Des produits qu'on s'est empressé de barioler d'un fier "sans parabens", donc)

  • On retrouve également toujours le Phenoxyétanol, un ether de glycol fortement allergisant lui aussi, irritant pour la peau et les muqueuses et supposé être un perturbateur hormonal au même titre que les parabens, mais également toxique pour le système nerveux et le cerveau. Les autorités de santé ont d'ailleurs récemment encore tiré la sonnette d'alarme concernant l'utilisation du Phenoxyethanol dans les produits cosmétiques pour bébé, demandant aux parents de ne pas utiliser de lingettes en contenant... tout un programme...
  • Quant au Triclosan, largement utilisé dans les produits d'hygiène corporelle (gels douches, savons, déodorants, gels antiseptiques), bucco-dentaire (dentifrices, bains de bouche), c'est également un perturbateur endocrinien reconnu, avec une toxicité accrue sur le foetus. Il est également cancérigène, quand il réagit avec le Chlore sous forme libre contenu dans l'eau du robinet, libérant du Chloroforme.
Pour couronner le tout, le Triclosan est présent presque partout, sur des objets, jouets, produits ménagers, ustensiles de la vie quotidienne, sensé tout aseptiser pour notre sécurité. En réalité, il favorise ainsi une résistance microbienne et la prolifération de bactéries de plus en plus résistantes, devant lesquelles notre système immunitaire devient impuissant.
 
Plus inquiétant encore, l'UFC-Que Choisir, qui a mené une étude en ce début d'année sur des dizaines de produits cosmétiques et d'hygiène a mentionné, tests à l'appui,  le fait que très souvent, les doses recommandées pour ces conservateurs sont largement dépassées dans les produits en contenant, augmentant les risques liés, sans compter un très probable "effet cocktail", quand ces molécules sont présentes dans plusieurs produits différents, utilisés alternativement au quotidien.
 

Alternatives aux silicones

Du côté des alternatives aux silicones, d'autres ingrédients déjà connus eux aussi, mais peu utilisés jusqu'alors car plus chers que les silicones ont également fait leur apparition.
 
Vendus comme des alternatives technologiques de pointe aux silicones, ils ne sont pourtant pas forcément plus écologiques, et présentent pour la plupart les mêmes inconvénients (effet cumulatif, adhésion occlusive forte à la fibre capillaire et à la peau, alourdissement de la fibre capillaire, mise à mal de l'oxygénation de la peau, etc...). Mais ils ont le gros mérite... de ne pas s'appeler "silicones" ! ouf !
 
  • Les polyquaterniums appartenant à la classe des Ammoniums quaternaires, dont je vous ai déjà parlé dans cet article sur les crèmes capillaires lavantes. Tout aussi polluants et alourdissants pour la fibre capillaire que les silicones, ils sont désormais légion dans tout shampoing sans silicones qui se respecte. Ils sont également très présents dans les après-shampoings et masques capillaires et plus généralement, dans tous les produits où on veut marquer "sans silicones" en gardant l'effet adoucissant des silicones.
  • Les polymères acryliques (ça vous fait penser à de la peinture ? à du revêtement plastique de disques musicaux ? à du revêtement plastifié de sols ? c'est normal, ce sont les mêmes !) qui comptent aussi bien les Acrylates (Acrylates Copolymer ou Crosspolymer) que le Carbomer. S'apparentant ni plus ni moins à du plastique liquide, ce sont des agents filmogènes gélifiants et fixants (comme le Carbomer utilisé dans les gels coiffants qui -comme si cela ne suffisait pas- a besoin d'être neutralisé systématiquement avec de la triéthanolamine allergisante).
  • Les autres polymères quaternisés : ceux-ci sont plus vicieux, puisqu'autant le Polyquaterium-10 qui est de la cellulose (végétale donc) quaternisée ne laisse pas apparaître "Cellulose" dans son nom, autant pour ces autres polymères, vous allez penser à des ingrédients plus que naturels et sains !
  • Hydroxypropyltrimonium honey : du miel ! Hydroxypropyltrimonium guar : de la gomme guar comestible ! Hydroxypropyltrimonium maltodextrin : on connait tous la maltodextrine, ce dérivé d'amidon utilisé comme supplément glucidique chez les sportifs ! Hydroxypropyltrimonium hydrolyzed wheat protein : des protéines de blé, c'est bon, ça !
 
Si le produit de départ (miel, guar, protéines de céréales) est sain, il n'empêche que le suffixe Hydroxypropyltrimonium indique une quaternisation, un procédé lourd, polluant, semblable à l'éthoxylation qui donne le Sodium laureth sulfate ou encore les PEG et PPG !
 
Les polyquaterniums et les les polymères quaternisés se retrouvent souvent dans des produits de douche (shampoings, après-shampoings, gels douches...), alors qu'on va plus souvent retrouver les polymères acryliques (Carbomers, Acrylates) dans des produits non rincés (gels fixants, crèmes coiffantes), mais aussi très souvent dans des crèmes hydratantes pour la peau... sans silicones, s'il vous plait...
 

Alternatives aux sulfates

Pour ce qui concerne les sulfates et donc les produits lavants, c'est là que les industriels de la cosmétique conventionnelle ont carrément ignoré les revendications du consommateur, puisque le Sodium laureth sulfate est encore présent dans plus de 95% des produits lavants conventionnels (shampoings, gels douche, bains moussants, gommages, gels nettoyants, etc...).
 
Sans doute aussi parce que pour ce qui concerne les tensioactifs réellement performants sans sulfates (mousse, pouvoir nettoyant, facilité d'utilisation), il y a 2 freins :
  1. Ils restent encore chers, voire très chers. De 5 à 10 fois plus chers que le Sodium laureth sulfate.
  2. Leur utilisation est également plus compliquée que celle du Sodium laureth sulfate pour parler du plus courant, et comme on sait que la cosmétique conventionnelle n'aime pas trop se compliquer la vie... ceci explique celà.
On a pu néanmoins voir récemment des "pontes" du secteur se lancer à leur tour dans les produits "sans sulfates", tentative louable certes, même si encore une fois, supprimer les sulfates reste quand même l'arbre qui cache la forêt, le reste des formules étant quant à elles toujours discutables.
 
Du côté de la cosmétique naturelle ou biologique, le remplacement des sulfates est simplement une énorme blague cette fois-ci, car la plupart des fabricants de produits lavants bio, n'ont rien trouvé de mieux que de sortir de leur chapeau de l'Ammonium lauryl sulfate en remplacement du Sodium laureth sulfate...  ou l'application parfaite de l'expression "remplacer le diable par Belzébuth ! (voir cet article)
 

 
Cet article montre encore une fois, qu'un long chemin reste encore à parcourir en cosmétique pour réellement atteindre un niveau d'innocuité et d'écologie satisfaisants.
 
Du côté de la cosmétique conventionnelle le principal souci reste encore (malgré des mots forts d'espoir tels  "ingrédients de pointe", "innovation végétale" "technologie de pointe" et autres bruits de tonneaux vides) la grande rigidité à un réel passage vers une cosmétique plus raisonnée, plus éthique aussi.
 
Il suffisait de se rendre dans le dernier grand salon mondial dédié aux ingrédients cosmétiques en mai, pour se rendre vite compte que malgré des nouveautés remarquables en cosmétique naturelle, les plus grandes innovations, les plus nombreuses aussi,  restent des ingrédients chimiques remaniés, re-synthétisés, re-fractionnés, re-mélangés.
 
Toujours "plus d'efficacité", "plus de douceur", "plus de sensations", "plus de facilité d'utilisation", mais malheureusement rarement plus d'éthique.
 
La finalité reste toujours l'aspect, l'efficacité, la sensation du produit (paramètres très importants bien sûr, je rappelle que le "naturel" n'est jamais une excuse à la médiocrité), mais qu'importent les procédés et les ingrédients, qu'importe l'impact sanitaire ou écologique, la fin semble justifier (tous) les moyens.
 
Du côté de la cosmétique naturelle et/ou biologique, des efforts ont été faits, de gros efforts même, mais on se rend compte également que si bon nombre de marques se sont engouffrées dans ce secteur "porteur", créant un grand choix de produits, la plupart de ces acteurs n'y sont pas allés avec la conviction et la passion de repousser les limites de la cosmétique naturelle, mais plutôt par simple opportunité commerciale et bien souvent, sans s'y connaître en cosmétique naturelle.
 
Cet article a également pour but d'expliquer pourquoi quand on parle d'alternative aux ingrédients chimiques, nous préférons parler d'alternatives valables.  Car remplacer pour remplacer sans conviction et sans éthique revient souvent à faire pire.
 
Certains jetteront la pierre sur la cosmétique naturelle ou bio, diront par exemple que de toute façons, des conservateurs "clean" du type Benzyl alcohol ou Potassium sorbate ont également un potentiel allergisant, c'est vrai.
 
Mais je vous rappelle une fois de plus, que pour ce qui concerne ces conservateurs -largement utilisés en cosmétique naturelle- les effets néfastes sont ceux que vous voyez clairement sur votre peau (irritations, rougeurs, boutons), des effets visibles et externes, qui cessent en arrêtant simplement l'utilisation du produit concerné .
 
Et c'est là la grande différence avec ces autres composés, des conservateurs type Parabens, Phenoxyethanol, classés eux comme perturbateurs endocrinien ou cancérigènes : ils seront généralement très bien tolérés par la peau, mais causeront des dommages internes que vous ne verrez pas immédiatement et qui seront bien plus problématiques de par leur gravité !
 
Des dommages qui du reste, ne disparaîtront pas en arrêtant d'utiliser le produit concerné !
 
Certains diront encore que les shampoings naturels ou bio sont médiocres, que les crèmes sans silicones ne sont pas sensorielles, et là je vous arrête tout de suite et vous renvoie vers cet article.
 
La cosmétique naturelle n'a pas vocation à régler tous les problèmes du siècle, elle a vocation à trouver des alternatives valables et à placer l'éthique au dessus de toute autre considération.
 
L'éthique par ailleurs, n'étant pas incompatible avec le "business", soit dit en passant !
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